Le 12 Août, Journée Internationale de la Jeunesse : La jeunesse comorienne opte pour la synergie des associations

8 September 2016
Le 12 Août, Journée Internationale de la Jeunesse

Comme le reste du monde, les jeunes comoriens ont célébré la journée internationale de la jeunesse. La particularité de cette année, plus de 10 associations des jeunes se sont réunies ensemble pour marquer cette journée avec deux activités majeures à savoir une journée porte ouverte et un grand concert.

C’est à la Place de l’Indépendance à l’esplanade du Conseil de l’Île de Ngazidja qu’a lieu la cérémonie officielle de la journée Internationale de la Jeunesse en présence de la Directrice Nationale de la Jeunesse, du Secrétaire Général de l’Exécutif de Ngazidja, du Commissaire à la Jeunesse et aux Sports de Ngazidja et les représentants du Système des Nations Unies notamment l’UNFPA.

Dr Rosa Maria, Représentante de l’OMS aux Comores et coordinatrice résidente par intérim a promis de répondre aux préoccupations exprimées par la jeunesse comorienne. « Nous avons pris une bonne note de votre envie de mettre en place une politique nationale de la jeunesse, nous allons y réfléchir, bien sûr avec le gouvernement ».

 Le thème retenu cette année est « La route vers 2030 : éliminer la pauvreté et parvenir à des modes de consommation et de production durables ». Ce thème n’a pas laissé les jeunes indifférents. C’est pour quoi ils ont mis leurs forces et synergies à la réussite de cette journée. Selon la porte-parole de la jeunesse, Samira Hassani membre de l’association Mouvement d’Action Jeunes (MAJ) ASCOBEF, cette journée « représente un moment d’exploit, d’expérience et de soutien de la jeunesse comorienne. Elle reflète aussi l’énergie, le courage, l’art de cette jeunesse qui contribue au développement durable de leur pays ». Elle n’a pas manqué de préciser les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes comoriens dans tous les domaines. « La jeunesse comorienne représente 60% de la population mais elle reste marginalisée dans toutes les décisions. Les problématiques liées à l’éducation, à la santé et à l’emploi sont entre autres les fléaux qui mettent les jeunes dans des difficultés majeures». C’est ainsi qu’elle a appelé le gouvernement à mettre en place très rapidement « une politique nationale de la jeunesse ainsi que le Conseil National de la Jeunesse » pour impliquer les jeunes à la prise des décisions leur concernant.  La Représentante de l’OMS prononçant le discours du Secrétaire Général de l’ONU Banki Moon a déclaré que « En cette journée internationale de la jeunesse, je vous engage à vous joindre aux efforts déployés au niveau mondial. Donnons aux jeunes les ressources, le soutien et la liberté d’action dont ils sont besoin pour créer des changements durables dans le monde ».

A la fin de la cérémonie officielle, les participants ont été invités à visiter les stands des associations des jeunes organisatrices de cette journée. On peut citer le MAJ qui a mis en place un kit de dépistage mobile contre le VIH-SIDA. Les jeunes présents à la cérémonie se sont pressés volontairement à se faire dépister par l’équipe des membres du MAJ formés déjà par ASCOBEF partenaire de l’UNFPA. Des associations culturelles ont montré leurs talents dans les danses traditionnelles, l’écriture, l’art…

Notons aussi que le Réseau des Jeunes Leaders pour la Paix joué un grand rôle dans l’organisation de cette journée. Toutes les réunions pour l’organisation de cette journée sont abritées dans son siège à Volovolo.

Le moment le plus attendu est le concert animé par Cheick Mc, artiste très engagé et admiré par les jeunes. Plus de 12 000 jeunes sont venus en masse pour honorés cette journée. L’artiste est connu par son franc parlé et porte-parole des sans-voix. Des messages de sensibilisations sur la santé de la reproduction, planification familiale, VIH-Sida, grossesse non désirée, mariage précoce ont été lancé par les jeunes notamment l’Association théâtre Forum (ATF) qui a deux pièces de théâtre au milieu du concert.

Il faut rappeler que la journée a été financée en grande partie par l’UNFPA avec la participation de l’ASCOBEF.