Actualités

Témoignage de Mme Rahamatoullah Mohamed Maâmoune sur la planification familiale

21 August 2017
Mme Rahamatoullah Mohamed Maâmoune au centre de santé de Samba Kouni

Je me souviens très bien quand la sage-femme me disait que la femme accouchée doit faire au moins deux ans avant de donner naissance à un autre enfant car la femme qui se trouve enceinte moins de 2 ans après une naissance vivante coure davantage de risques à savoir tomber malades ou de mourir suite à des complications liées à la grossesse et à l’accouchement ou avoir des bébés qui naissent prématurément, à faible poids à la naissance”.

Mme Rahamatoullah Mohamed Maâmoune a choisi une autre contraception.

Quand mon enfant a commencé à prendre à manger et à boire de l’eau, je suis retournée au service de planification familiale pour avoir plus d’informations sur la méthode à adopter. j’ai choisi cette fois-ci les pilules pendant deux ans et Dieu merci je n’ai jamais eu des complications ni d’effets indésirables. Après 2 ans, j’ai arrêté avant de tomber à nouveau enceinte.

Aujourdhui, j’ai un enfant de 9 mois et je suis revenue au service planification familiale pour mettre implano, cette nouvelle méthode contraceptive qui est un bâtonnet fin d'environ 4cm de long sur 2mm de diamètre que l'on implante dans la partie interne du bras. Il est actif au bout de 24 heures, et pendant 3 ans en moyenne. Je pense que ça se passera bien et évidemment je peux l’enlever dès que je veux.

La planification familiale est un choix et non un hasard

Aux Comores, les produits contraceptifs sont approvisionnés par l’UNFPA et les met à disposition du ministère de la santé qui, à son tour les distribue dans les hôpitaux et tous centres de santé de l’ensemble du pays. Ces produits sont distribués gratuitement aux utilisatrices. Certaines femmes n’ont malheureusement pas accès aux produits de la planification familiale. Selon l’enquête EDSC,MICS II 2012, la demande en planification familiale , c’est à dire la somme des besoins satisfaits et non satisfaits a été évalué à 33,5%. Autrement dit, un tiers des femmes âgées de 15 à 49 ans ont un besoin contraceptif. Seulement 13,7% de toutes les femmes ont un besoin satisfait, ce qui représente 40,8 de la demande totale.

Les principaux motifs qui entraînent l’utilisation des moyens contraceptifs sont de deux sortes: (1) pour espacer les naissances ou éviter une naissance ou (2) pour limiter le nombre d’enfants.